• Deux entrainements types

     

    Pour expliciter encore plus la méthode Breizh Andur, voici un petit article donnant le détail de réalisation de deux entrainements bateaux : un en vélo, puis un en course à pied.

     

    Commençons par le vélo. L'objectif ici est d'améliorer ses capacités d'aérobie fondamentales. Pour se faire, j'ai opté pour une sortie longue et lente. Pendant la sortie, je veillais à contrôler régulièrement ma fréquence cardiaque et mon wattage...

    Haha... C'était une blague bien sûr... Voici le vrai détail de la sortie :

    OBJECTIF : Pas envie de le savoir.

    BUT : Faire 4 cols.

    JUSTIF. SCIENTIFIQUE. : Aucune.

    INTERET DANS LA PREPA : Aucun.

     

    Avec Manu, nous partons de très bonne heure : Midi.

    Direction le col du Tourmalet !

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Ca, c'est le panorama au col du Tourmalet (le 1er col de la journée). Pas de mots ! C'est magnifique !

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Toujours dans un soucis de professionnalisme à l'entrainement, pause coca de 20 minutes après seulement un col. C'était pas utile, mais ça fera un bon souvenir quand on regardera la photo en Décembre.

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Malheureusement, pas de photos des deux autres cols : Aspin et Hourquette. Dommage. Mais pas trop dommage quand même. Parce que le col de la Hourquette est tellement magnifique que j'ai envie de garder un peu pour moi les images... :)

    La photo ci-dessus, c'est le Tourmalet au retour. Avec Manu on s'est un peu foiré... On a commencé la sortie à midi alors forcément, on est passé à 19h30 au sommet du Tourmalet, au retour. Dans le nuage. Dans le froid...

    ...C'était énorme.

    Etre absolument tout seul au sommet du col le plus connu en France, c'est génial.

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Pour finir, voici le profil de la sortie. 161km au compteur pour 4500m de D+.

    Cet entrainement peut être qualifié de "DEBILE".

    Mais j'ai de plus en plus tendance à croire que les entrainements débiles sont les meilleurs.

    On n'avait rien prévu. Ni l'heure de départ, ni l'heure d'arrivée, ni où on allait s'arrêter. On avait pas regardé la météo non plus. Et on ne savait pas du tout combien de bornes ça allait faire.

    Au final, je suis arrivé à 20h30 au camping. Manu 30min plus tard...

    et on avait UN PEU la dalle.

     

    Voici désormais une séance pédestre assez classique :

    OBJECTIF : Courir dans la montagne.

    BUT : Trouver des chemins marrants.

    JUSTIF. SCIENTIFIQUE. : Aucune.

    INTERET DANS LA PREPA : Aucun.

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Avant de partir, Manu me dit : "Vas-y, prends le plan en photo quand même, au cas où..."

    Parce que sinon moi, je partais à l'aventure dans un chemin au hasard...

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Je cours, je cours, et puis je me rend compte que je suis sur le chemin de la brèche de Roland !! Trop bien !! Comme quoi, quand on prévoit absolument rien, on a toujours de bonnes surprise !

    Ca, c'est le chemin. Si, si, à travers les cailloux et les chutes d'eau. Génial.

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    On voit le refuge de la Brèche. 2300m d'altitude je crois. Pas besoin de décrire le décor, c'est magique.

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Et puis on la voit. 100m de haut pour 40m de large. Quand on est entre les parois (le chemin y passe) c'est impressionnant !

    On voit une trace dans le glacier à droite. Au retour j'ai trouvé des potes normands qui faisait de la rando. On s'est amusé à descendre par là en faisant de la luge. Jamais autant ris de ma vie.

    Dans la brèche (2850m d'altitude), on a un panorama de fou. Mais je vous le garde pour plus tard...

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    De l'autre côté de la brèche, après être descendu dans les cailloux, on arrive sur un plateau à 2300m d'altitude, en Espagne donc. Mais ce n'est qu'une fois arrivé là que j'ai réalisé que je n'étais plus en France. C'est une sensation géniale.

    Le plateau était désert. Pas de chemin balisé, pas de randonneur. Juste quelques chamois. Et surtout : pas un bruit. Mais quand je dis "pas un" c'est "pas un" du tout ! Comme il n'y avait pas de vent, je n'entendais que le son de mes pas. Encore une sensation incroyable.

     

    B.A.T #4 : Deux entrainements types

    Et pour clôturer cet article sur les entrainements basiques : la vue depuis la brèche de Roland. Au loin, c'est l'Espagne. Des montagnes que je ne connais pas. Je ne sais pas où elle mènent, ni quand elles s'arrêtent. L'inconnu total.

    Pendant ces 4h30 de footing, je n'ai pas pensé une seule seconde aux courses pour lesquels je suis sensé me préparer. Je n'ai pas eu une seule pensée sur ma vitesse ou mon rythme cardiaque. En revanche, j'ai eu une petite pensée pour tous ceux qui s'entrainent. Comme on l'entend habituellement. Avec un plan d'entrainement, un entraineur, un chronomètre, une allure à respecter, un objectif, etc. J'ai pensé à eux et ça m'a rendu encore plus content de courir ici.

    Car pendant ces 4h30 de footing, je n'ai fais qu'une seule chose : courir. Et dans mon champ de vision, il n'y avait qu'une seule chose : les montagnes, et le ciel. 4h30 pour admirer, pour penser à tout un tas de choses. 4h30 pour savourer ce que j'attends toute l'année, quand il fait froid, qu'il pleut et que je suis coincé dans mon appart en ville à réviser un cours de sociologie. 4h30 pour faire simplement ce pour quoi on est tous présents sur cette planète : courir, manger, boire, souffler, observer les nuages, sentir le vent sur son visage, fouler l'herbe, s'agripper à des cailloux, chercher un chemin et puis...

    ...Et puis vivre, en fin de compte. Vivre en se débarrassant pendant un temps de tout le côté social de la vie, si prenant en temps normal. Personne d'autre que soit, pas de contrainte, pas d'obligation. Pas besoin d'adapter sa façon de parler en fonction de qui est devant nous, pas besoin de faire les choses pour se placer socialement. Pas de loi, pas de règles, pas d'appartenance à un groupe. Vivre juste pour les besoins naturels du corps. Voir le temps qui passe. Se déplacer. C'est tout.

    4h30 à faire la chose indiscutablement la plus saine au monde.

    4h30 à courir.

     

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  • Commentaires

    1
    Charles-Yves
    Mercredi 22 Juillet 2015 à 13:52

    Colin Arros? Simply free as a bird...

    2
    Eleonore
    Jeudi 3 Septembre 2015 à 18:03

    Juste merci !


    A la louche: tes compte-rendus donnent le sourire, me font sourire (intérieurement). Et... me remotivent... (pour les entraînements lasant et calibrés) pour reprendre juste le plaisir de courir, nager, rouler, abandonner la course contre les autres...et mon club !! (pour un plus sympathique et convivial). en fait j'en arrivais à la même conclusion ces derniers mois.


    Bref, top, et tu écris d'une manière que je trouve remarquable.


    Je me permettrai de continuer à suivre tes avantures, et reflexions !


     

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