• Balade avec Ludo

     

    « Balade avec Ludo »

     

                   La planification de cet entrainement est très sérieuse. Elle se divise en 3 parties distinctes dans le temps. La première de ces parties vient souvent le Lundi soir, assez tard, quand Ludo et moi échangeons par SMS :

                   -On roule demain ?

                   -Ouais quelle heure ?

                   -10h chez moi ?

                   -Ok a dem.

                   En réalité, ni moi ni Ludo n’avions prévu de rouler mardi. Enfin... j’exagère. Nous ne sommes pas aussi anarchistes que ça. Si nos entrainements en commun se goupillent aussi bien, c’est parce que nous avons tous deux le même entraineur : la météo.

                   Le principe est simple : quand il fait beau, il faut en faire un max en extérieur (sorties vélo, footing, natation au lac du Drennec). Et quand il pleut, il y a une liste d’exercices faisables en intérieur :

                   -Regarder du vélo à la télé

                   -Ecrire un article de blog affalé dans un fauteuil (pour moi)

                   -Trainer dans la maison

                   -Dormir...

                   Ainsi, un temps clément étant prévu pour la journée du mardi, notre entraineur nous a obligé à aller rouler tous les deux...

                   Le lendemain, donc, j’arrive en voiture devant chez Ludo en tenue. Nous nous saluons, nous échangeons les nouvelles, et nous sortons les vélos. C’est là que viens la 2ème partie de planification de l’entrainement :

                   -On roule combien du coup ?

                   -Oh moi faut que je sois à 17h à Landi ! A part ça, c’est comme tu veux !

                   -Ah ok... Bon bah on part et on verra bien !

                   -Ouais ok ! On s’arrêtera pour manger ?

                   -Oui, voilà !

                   Les pneus se gonflent, les montres s’allument, et nous montons sur nos vélos. Une fois les cales enclenchées sur les pédales, nous nous penchons sur la 3ème partie de planification :

                   -On va vers où ?

                   -Ah comme tu veux !

                   -Non mais vas-y, si t’as une idée !

                   -Peu importe !

                   -Montagne ou plat ?

                   -Non non mais c’est toi qui vois !

                   -Ca te dit, on part vers Landerneau ? Après on remonte vers la côte et... Et après on voit ?

                   -Parfait !

                   -Ah finalement... Ca fait longtemps que j’ai pas été vers Sizun ! Monts d’Arrées du coup ?

                   -Oui d’accord ! Comme ça on part vers Le Faou après ?

                   -Ah ouais pas bête ! Ok on fait ça !

                   -Allez go !

                   Et puis nous roulons. Tranquillement. Entre 26 et 28, selon que l’on soit parti sur la côte ou dans les Monts d’Arrée. Pour choisir l’itinéraire, nous appliquons toujours la même règle, quelque soit les circonstances. Cette règle, c’est celle du : « Là-bas ça a l’air bien. »

                   C’est une règle très difficile à appliquer. Il faut être très concentré. A chaque intersection, à chaque fois que se présente l’occasion de changer de route, il faut toujours se poser la même question : « Quelle est la direction qui me semble la plus amusante, à cet instant précis ? ». Le plus dur est de réagir vite. Mais Ludo et moi nous en sortons très bien. Cependant, il y a un problème à cette règle...

                   Le problème c’est que personne ne peut nous accompagner. Parce que l’on peut très bien partir pour une sortie de 60 kilomètres au maximum et se retrouver à Chateaulin avec 150 bornes au compteur, avec plus de bouffe, plus d’eau... Mais l’envie d’aller à Lopérec. Du coup on continue, avant de se reperdre. Des fois (souvent pour être exact), nous avons cette conversation :

                   Kilomètre 78 :

                   -On fait quoi Colin ?

                   -Prends à Droite !

                   -C’est quoi ce bled ? Lannéanou ?

                   -Ouais, ouais je connais par coeur, pas de soucis !

                   -Jamais entendu parler...

                   -Tu vas voir, y’a une belle bosse à un moment !.. Ah non non, je confonds ! C’est tout plat !

                   -T’es sûr ?

                   -Mais oui, je passe toutes les semaines par là !

                   Kilomètre 131 :

                   -Mais si Ludo, regarde : Le soleil est au Sud à Midi. Donc vu qu’il est 13 heures, l’Ouest c’est par là.

                   -Ah oui... Donc là on serait un peu sous Morlaix, c’est ça ?

                   -Ouais possible... Un peu plus à l’Est quand même...

                   -Regarde sur ton téléphone au pire !

                   -Ouais attends... Ah mince, ça capte pas.

                   -On prend à gauche du coup ?

                   -Mouais... J’aurais pris à droite moi... Ca a l’air plus sympa...

     

    Comment je m’entraine – Partie 1 : « Balade avec Ludo »

                   « Pris à droite ». Un fait anecdotique, mais rigolo tout de même : Nous sommes en Bretagne. La VRAIE Bretagne. Pas celle que les parisiens ont inventés sur la côte Morbihannaise entre Lorient et Vannes : « Ah c’est joli la mer et les mouettes gnagnagna ». Non. On est de la vraie Bretagne : celle des terres. Celle qui a pas besoin d’être connue. Celle qui renferme ce que représente réellement la Bretagne en termes de culture et de patrimoine. Enfin bref, on va pas parler de ça sinon je vais m’énerver. Je soulignais « Pris à droite » parce qu’en tant que vrais bretons, nous avons tout un panel d'expressions langagières. Et même mieux ! Car nous l’avons mixé avec le panel cycliste des expressions langagières. Un exemple, rien que pour dire « Tourne à droite dans la côte » :

                   « Prends à droite dans la montée ! »

                   « Vire à droite dans le taquet ! »

                   « A droite dans la bosse ! »

                   « Vise à droite dans le raidar ! »

                   « Choppe à droite dans la patate ! »

                   « Va à droite dans le raidillon ! »

                   Et ça encore, ça va, parce que c’est quand on fait l’effort de parler français. Sinon :

                   « Ma doue !! Je m’en rappelle !! C’était avec l’autre arsouille, tu sais quand on avait pris la ribine vers le roc’h, après on avait rejoint Ploun’.. Ah quel poquès çuiçi... Tout le temps en riboule... Tu te souviens au repas du club, le gouelle, que c’est !! Skuizh le gars après !! Heureusement qu’il a pas soufflé dans le biniou après tiens... Vu le nombre de binouzes qu’il avait sifflé ! Y partait à dreuze en marchant !! Ohlala, ouais, il faisait frisket ce jour là en plus, comment que ça douillait... »

    Parlons un peu plus sérieusement maintenant. Le but de la balade avec Ludo c’est de... Enfin non, l’objectif physiologique est de... heu... Non. La justification en termes de... de science de l’entrainement, enfin de plan d’entrainement quoi, c’est que... Comme on roule lentement du coup c’est bien parce que c’est lent et que donc... bah... Oui. Voilà.

    Bon, on reviendra plus tard sur ce point. Toujours est-il que Ludo et moi, nous roulons paisiblement dans le Finistère Nord, le plus souvent côte à côte. De cette façon, on peut parler. Car oui, on parle beaucoup pendant nos balades. De performance, de wattage, d’objectifs, des résultats, des techniques d’entrainement, de... [HUMOUR]

    Y’a des gens qui choisissent de s’entrainer avec d’autres parce qu’ils ont le même niveau qu’eux. Mais personnellement, je ne vois pas en quoi le fait d’avoir la même VO2max qu’un autre gars peut créer un lien... Je préfère m’entrainer avec des gens que je trouve sympas. Et surtout : je préfère m’entrainer avec des gens qui ne parle pas d’entrainement ! Le truc le plus marrant avec Ludo, c’est que même si on passe la journée entière à faire du vélo, et bien on n’en parle pas. Ou très peu. On ne parle pas du tout du fait qu’on se prépare pour une course, de l’effet que ça aura sur nos performances, etc. On regarde notre compteur tous les 60 kilomètres environ. Et la vitesse, la fréquence cardiaque, la zone d’allure, le nombre de watt et bien... Heu... Comment dire ça poliment... On... On n’en a strictement rien à faire.

    Avec Ludo, on parle de tout et de rien. On parle d’Adri, parce qu’il y’a beaucoup de choses à en dire... On parle de nos études / boulots, de ce qu’on a fait la veille, de nos amis en commun, ou bien des derniers trucs amusants sur Facebook. Après une course, on se raconte comment ça s’est passé là où on était chacun dans le peloton. Le plus drôle évidemment, c’est quand on se raconte les courses par équipes. Et puis aussi, on parle des choses qui nous font rire dans le milieu du triathlon. Des fois, on parle de sujets un peu plus généraux, de sujets qui concernent la Bretagne, les villes qu’on connait, etc... Mais en réalité, tout ça ne couvre pas la moitié de ce que l’on dit. Car notre sujet principal de conversation, c’est ça :

    On parle de ce que l’on voit. Ou bien de ce que l’on sent, de ce que l’on entend... Si on s’entraine ensemble avec Ludo, c’est peut-être parce qu’on a le même entraineur, mais je pense que c’est surtout parce qu’on parle de la même chose : Ce que l’on voit. Certains prennent un pur plaisir à regarder un compteur qui affiche un nombre de watts. Ils ont sûrement raison. Mais Ludo et moi... bah... On préfère lever la tête. On préfère regarder la mer de la côte Nord, les plages entre Plouescat et Carantec, les bateaux, les vagues, les petites îles au loin. On préfère regarder les maisons isolées sur la route touristique qui va à St-Pol, surtout celles qui ont été refaites toutes en pierre et en bois, avec des jardins découpés dans le dévers du terrain. On préfère regarder le goudron beige des Monts d’Arrée qui défile sous nos roues, regarder les vieilles églises des petits villages dans lesquels on passe. On préfère monter sur la route de Quimper, en plein dans les Monts d’Arrée, et regarder au loin le lac de Brennilis, la chapelle de Braspart, l’antenne de Trédudon, le Roc’h Trévézel, la lande brune ou verte selon les moments. On préfère lever les yeux et se réjouir du simple fait que le soleil soit sorti entre les nuages. On préfère baisser les yeux et se marrer de prendre une averse de grêle sur la tête, ou bien débattre sur l’orientation du vent. On préfère s’attarder sur un jardin magnifique, un arbre particulier, ou un bourg sympa.

    Ludo et moi, on ne peut pas dire aux gens que l’on fait 4, 5, 6, 7 heures de vélo sans entendre un « Vous êtes des grands malades... ». Effectivement. Ca serait malade si on s’entrainait 4, 5, 6, 7 heures de rang. Mais ce n’est pas le cas. Je pense que lui comme moi, jamais on n’arriverait à tenir 7 heures d’entrainement. D’ailleurs rien que d’y penser, ça me donne le cafard. Car avec Ludo, on ne s’entraine pas, on se balade. On aime se balader. On ne se pose pas la question de savoir combien de temps on fait ça puisqu’on aime ça. Personne ne se demande combien de temps il va rester allonger sur une plage pour bronzer s’il adore ça. Personne n'enclenche un compteur en commençant à regarder un bon film à la télé. Bah nous c’est pareil. Et c’est très simple en réalité : On adore ce qui se trouve en Bretagne, on a envie d’aller retrouver tous ces endroits qu’on aime bien, et coup de bol, on a des vélos. Du coup on se balade à vélo.

                   Maintenant je peux revenir sur ce que je disais tout à l’heure : l’objectif de l’entrainement, le but recherché, il est très bien défini pour nous : Ne pas s’entrainer. Ludo et moi, on est sérieux en sport, on sait ce qu’on fait. On prépare nos courses intelligemment. De mon côté, je connais tout ce que j’ai besoin de savoir en physio de l’entrainement concernant les entrainements d’endurance fondamentale. Mais si y’a bien un moment où je laisse tout ça de côté, où j’ai absolument pas envie d’y penser, c’est pendant les balades avec Ludo. C’est très bien la science, heureusement que ça existe. C’est super qu’il y ait des gars dans des labos qui se penchent sur l’entrainement sportif. Mais moi et Ludo, les gars, on a juste envie de faire du sport. Que ce soit bon ou pas bon de rouler autant, qu’il faille rouler ce jour-là ou non compte tenu du calendrier des compétitions, pour être honnête, on ne veut pas le savoir. On a dans un coin de notre tête que pour faire des Ironman, il faut faire des longues sorties. Mais c’est tout. Y’a déjà bien assez de domaines dans la vie où on est obligés de se prendre la tête, c’est pas pour faire pareil dans notre loisir... Ceux qui programment leur préparation au quart de poil ont parfaitement raison. C’est indiscutable. Et Ludo et moi bah... On ne sait pas si on a raison. Et c’est pour ça qu’on sera toujours et invariablement plus heureux et plus épanouis que ceux qui programment leur préparation au quart de poil : parce qu’on s’en fiche royalement de savoir si on a raison.

                   Peu importe les entrainements de la veille ou les entrainements des jours suivants. Peu importe que l’on soit meilleur en faisant seulement 4h45 avec 2 x 25' à 80% PMA dedans. Peu importe que l’on arrive fatigué au triathlon suivant. On a tout simplement envie de se balader à vélo. On sait que c’est potentiellement plus ou moins pas trop mal pour préparer des triathlons longues distances de faire ça, et ça nous suffit comme justification scientifique.

                   Quand je disais tout à l’heure que la balade du Mardi avec Ludo en Juin était le pilier de mon entrainement, c’était pas une blague. C’était pour tout ça. Parce que c’est un entrainement où je fais vraiment ce que j’aime. Chacun a ses propres motivations, ses propres préférences, ses propres aspirations... Moi en tout cas c’est ça : passer ma journée à me balader en Bretagne avec un ami. De temps en temps, quand je roule avec Ludo, je me rappelle que c’est ça le plus génial avec le sport : Pouvoir partager des choses avec des gens biens qu’on aurait jamais rencontré autrement.

    Moi et Ludo, on a 25 ans d’écart. On n’a pas vécu les mêmes choses, on a pas fait les mêmes choses. Lui il est père de famille et il bosse alors que moi je suis encore étudiant. Mais on est dans le même club de tri depuis 4 ou 5 ans. Il est le premier à le dire en rigolant : il n’est pas très bon en triathlon. Moi de mon côté, je gagne des tri, je me fais remarquer pour mes temps vélo ou des trucs comme ça. Quand Ludo fait une perf à son niveau, je suis super content pour lui. Et quand je fais une perf à mon niveau, il est super content pour moi. Parce qu’en réalité, y’en a pas un au dessus de l’autre. Lui, il s’en fiche royalement de terminer dans le peloton et moi, je m’en fiche royalement de faire des podiums. On sait tous les deux que les places ne veulent absolument rien dire, et que même si elles voulaient dire quelque chose, ça ne nous intéresserait pas beaucoup... Parce que ce qui nous intéresse, c’est de se balader en Bretagne sur nos vélos.

    Deux trois fois, des gars de bon niveau se sont foutus de moi parce que je m’entraine avec Ludo : « Ah oui ! Haha ! Tu t’entraines avec Ludo Mével c’est vrai ! Bah ça va, ça doit être facile ! ». Je me suis toujours dit que ces gars-là ne doivent pas avoir beaucoup de vrais amis... Moi, si je m’entraine avec Ludo, c’est parce que c’est une des personnes les plus chaleureuses que je connaisse. C’est parce que c’est quelqu’un d’enthousiaste, d’apaisant, et qui a constamment le sourire. C’est parce c’est quelqu’un qui mène, comme moi, une vie modeste et qui a les pieds sur terre. C’est parce que c’est quelqu’un qui n’a pas besoin d’avoir tout un tas de connaissances pour avoir une vision saine de la vie. C’est parce que c’est quelqu’un avec qui je peux parler de tout et de rien. Et par conséquent, c’est parce que c’est quelqu’un avec qui je peux me balader en vélo en Bretagne sans entendre parler de sacrifices ou de watt. Alors qu’il fasse des podiums ou non en triathlon, je peux vous dire que j’en ai strictement rien à faire.

    Plus je réfléchis, plus je me dis que ce qu’il y a de bon dans le sport, c’est peut-être pas le sport en fait... Quand je dis que la balade du mardi est le pilier de mon entrainement, c’est finalement pour tout ce qui n’est pas de l’entrainement : se balader, visiter la Bretagne, parler avec un ami, respirer, être au soleil... Perso, c’est pour toutes ses raisons que je fais du sport. Et d’ailleurs, rien que d’y penser ça me donne envie de me refaire une balade avec Ludo !

    Donc voilà, c’est un exemple d’entrainement à la Breizh Andur... C’est pas avec ça qu’on va gagner Hawaii. C’est pas avec ça qu’on va être reconnu ou qu’on va passer pour des héros. Mais bon... C’est peut-être avec ça qu’on fera toujours du sport dans 40 ans... Et qui sait... Peut-être que dans 40 ans on roulera encore ensemble, Ludo et moi ?

                   Le seul problème c’est qu’il n’y a qu’en Juin qu’on les fait, ces balades-là. Alors... Vivement Juin 2016 !

     

     Merci Ludo, et bonne chance pour Roth...

    Comment je m’entraine – Partie 1 : « Balade avec Ludo »

                 

    « No pain... gain.CR - Quimper en images »

  • Commentaires

    1
    Manu 53
    Jeudi 9 Juillet 2015 à 16:14

    Salut Colin,

    Étonnant qu'il n'y ait pas encore de commentaire!

    Moi je dis : "Amen"!

    Ton article est un peu long à lire (je ne suis pas rapide à la lecture car je prends le temps de lire chaque mot et je ne lis pas entre les lignes ou à toute vitesse comme mon Chéri de Régis Mahé), mais il est très plaisant.

    En effet, ça fait du bien d'entendre et de ressentir le plaisir de faire du vélo pour aller à la découverte de la nature.

    En Mayenne, on est assez gâté également, mais nous n'avons pas la côte bretonne à nos frontières malheureusement.
    Je connais un peu le Finistère, j'ai fais une saison à Loctudy; j'ai des potes Bigoudens, une copine à Plouguerneau, une autre à Quéméneven. Tu as de la chance d'être né là.
    Régis est né à Plurien. C'est pas mal aussi de faire du vélo vers le Cap Fréhel. On va finir par habiter là-bas!

    Continue à apprécier les petites et grandes choses simples de la Vie.
    C'est super de te lire, toi le petit champion que je connais (visuellement) depuis le Tri Breiz 2010 où ton Papa avait fini 2 places devant mon Chéri.

    Bel été à toi

    Sportivement

    Emmanuelle

     

    2
    zozie
    Jeudi 9 Juillet 2015 à 23:07

    Très joli texte, merci pour ce bon moment de lecture.

    3
    Reg
    Jeudi 9 Juillet 2015 à 23:19

    Très sympa cet article que je viens de découvrir,


    un récit qui sort des tripes et du coeur. Très bonne orthographe pour un gars qui fait les courses du coin en short à fleurs et qui doit prendre tout de même pas mal de temps pour s'entraîner vu les temps et places qu'il fait, et un bel hommage au Kreiz Breizh ;-)


    Regis (pas celui de la lectrice Emmanuelle qui a laissé le commentaire précédent)

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    4
    Samedi 11 Juillet 2015 à 12:44

    Merci pour vos commentaires ! :)

    5
    Dimanche 12 Juillet 2015 à 09:47

    Moi aussi je veux rouler avec Ludo maintenant ... C'est malin !

    6
    Dimanche 12 Juillet 2015 à 22:30

    Haha ! Alors on va organiser des stages "Roulez avec Ludo" à partir de l'année prochaine... ^^

    7
    Dimanche 2 Août 2015 à 22:09

    "Et c’est pour ça qu’on est plus heureux et plus épanouis que ceux qui programment leur préparation au quart de poil : parce qu’on s’en fiche royalement de savoir si on a raison."


               " Parce que c’est un des seuls entrainements où je fais vraiment ce que j’aime".


    Une petite incohérence là. Je connais des triathlètes qui calculent/planifient tout, mais ils font vraiment ce qu'ils aiment à tous les entrainements! 


    Allez continue à t'amuser sans te prendre chou si t'es plus heureux ou pas que les autres, à chacun son trip!

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