• Auvergne 2015 #1 : Breton n'est pas français 1

    L’auvergne, c’est quoi ? Du fromage et du saucisson ? Bon.

                   Non mais, désolé aux auvergnats d’être aussi brusque... Mais faut que les... les... les français sachent qu’être breton, ce n’est pas qu’en référence à un simple territoire géographique.

                   Etre breton, c’est une façon de vivre, c’est une façon de penser le monde. Les français imaginent surement le gentil finistérien avec son bateau, ses habits rayés et sa bière. Mais pas du tout !!! La bière, oui. Et même une dans chaque main. Mais pour le reste, on va avoir un problème... Parce que la vrai Bretagne, c’est pas celle de la côte. Où du moins pas celle créée par les parisiens à lorient, vannes ou encore st-malo. Tiens, je suis tellement énervé que je mets même pas de majuscule à ces patelins ! Non mais oui, je sais, je suis méchant gratuitement ! Désolé... Mais quand j’aurai expliqué pourquoi je suis autant sur les nerfs, on me comprendra. Enfin, les bretons comprendront.

    En stage :

    -Adri, qu’on ne présente plus.

    -Manu, qu’on présentera prochainement.

    -J-C et M-D

    -Martial et Emilie

    -Pascal

     

    1-Le clivage

     

                   L’auvergne, c’est quoi ? Du fromage et du saucisson ? Bon.

                   Non mais, désolé aux auvergnats d’être aussi brusque... Mais faut que les... les... les français sachent qu’être breton, ce n’est pas qu’en référence à un simple territoire géographique.

                   Etre breton, c’est une façon de vivre, c’est une façon de penser le monde. Les français imaginent surement le gentil finistérien avec son bateau, ses habits rayés et sa bière. Mais pas du tout !!! La bière, oui. Et même une dans chaque main. Mais pour le reste, on va avoir un problème... Parce que la vrai Bretagne, c’est pas celle de la côte. Où du moins pas celle créée par les parisiens à lorient, vannes ou encore st-malo. Tiens, je suis tellement énervé que je mets même pas de majuscule à ces patelins ! Non mais oui, je sais, je suis méchant gratuitement ! Désolé... Mais quand j’aurai expliqué pourquoi je suis autant sur les nerfs, on me comprendra. Enfin, les bretons comprendront.

     

                   Pour ce qui est du trajet, pas de soucis majeur. Mais dans la voiture, on s’observe beaucoup, on se teste, on se taquine, parce qu’on sait que dès ce soir on va commencer. L’enjeu est grand pour chacun. On est en stage, pas en vacances, ça implique certaines choses. Alors voilà. On roule, mais pour l’instant l’ambiance est à la compétition.

     

                   Arrivés sur place, la dame du gîte nous accueille. Quelques poignées de main de courtoisies sont échangées, mais sans un mot. Nous ne sommes pas dupes. Malgré son sourire (factice), elle nous sait breton, et nous la savons auvergnate. Après un rapide état des lieux où nous ressentons déjà un léger malaise au vu d’une architecture inconnue, nous sortons les affaires. De suite, la tension redescend. Un drapeau breton dans chaque pièce, une baguette d’encens parfum kouign amann et une petite musique de cornemuse en en arrière plan nous font renaitre ! Nous commençons à danser, à chanter, à rire ! Tout le monde se sent bien ! Nous savons que la semaine va bien se passer ! Mais c’est au moment où nous prenons conscience de notre bonheur que la dame du gîte réapparait. D’un seul coup, tout le monde s’arrête. Volontairement selon moi, elle attend quelques secondes avant de parler pour nous agacer. Puis : « Vous savez, il y a pleins de vélos dans le garage ! Ils sont à vous ! En plus, il y a plein de chemins assez faciles pour rouler, je pourrais vous donner une carte ! ». Un choc. Alors que Martial s’avance le poing serré, J-C l’arrête et lui fait non de la tête. Pascal, lui, bout sur place. C’est là que Manu prend l’initiative de clore la conversation, avant qu’un drame inter-régional n’arrive : « Merci beaucoup madame, c’est une bonne idée ! ». Sur ce, il la raccompagne à la porte et la ferme derrière elle.

                   Ce fut le premier affront. Je ne sais pas pourquoi elle fut si vindicative. J’ai bien une hypothèse, même si je n’y crois pas beaucoup : Elle ne devait pas savoir que nous étions tous triathlètes et que nous avions tous prévu de rouler tous les jours. Non, non, je n’y crois pas. C’était une attaque gratuite, rien de plus.

     

                   L’incident passé, la douche écossaise continue. « Bon, on y va ? », nous lance Manu. Et la tension remonte. On s’habille, dans le silence, et on se prépare. De mon côté j’allume ma montre qui sonne immédiatement. Aïe. 120 pulses sans rien faire. Le stress est présent. Tandis que Manu se met en place avec Pascal, Adri et moi nous recueillons brièvement. Nous sommes en stage, pas en vacances. C’est dur, mais c’est comme ça. Premier entrainement de la semaine sans même un échauffement. Adri va à droite, moi et gauche, car j’ai peur de Manu en face. Et c’est parti.

                   10-1. Sans appel. Un match expédié en 6 minutes. Rien n’a fonctionné ! Adri et moi n’avons pas arrêté de nous engueuler : « Tu fais quoi avec tes demis là ?! », « Arrêtes de dégager du goal ! Tu te prends des contre en rafale ! », « C’est pas possible d’être aussi nul ! Il bouge même pas ses joueurs quand tu tires ! », « Allez, laisse moi passer en défense ! », « Non, si tu vas en défense, autant déclarer forfait. » Prendre 10-1 par des gars qui jouent au baby-foot deux fois par an ça me sidère un peu. Le stage commence bien...

     

                   Pour nous détendre de la route et du petit match, Adri, Manu et moi nous mettons d’accord pour aller faire un footing de décrassage. Alors, selon une méthode qui me tient à coeur, je sors du gîte, scrute la montagne et trouve un objectif. « Là ! » dis-je le doigt pointé vers un arbre amusant au sommet d’une montagne. « On va en azimut ? » demande Adri. « Ouais. » répond Manu. Et nous voilà parti.

                   En arrivant au point culminant, ma montre affiche 17min sur le premier écran. Et 1,02km sur le deuxième. Grimper une montagne en azimut, c’est rigolo, mais c’est lent. Tout en bas, nous distinguons le village et sa petite église. La descente est encore plus lente, car nous tentons des « chemins » qui nous semblent marrant. Au final, 2,67 km pour 200m de dénivelé positif. Un décrassage relatif.

     

    2-Colin versus Hypo

     

                   Toujours dans une logique d’entrainement très calibrée, nous commençons les entrainements du 2ème jour assez tôt. Le temps de manger, nous préparer, faire un petit baby-foot, puis un autre parce qu’on a perdu, régler les vélos et re-manger, nous mettons en route les chronomètres à 15h47. Au programme, un footing long d’une durée indéterminée. En revanche, nous plaçons une consigne que nous nous imposons de tenir. Cette consigne, c’est de ne pas avoir de consigne. Nous nous garons sur un parking au hasard et partons sur un chemin qui a l’air pas mal. Chacun court à son rythme. Au bout d’un moment, je repère une montagne qui me fait rire alors j’y fonce. J’y fonce en réalité avec modération car je ne sais pas si mes genoux vont tenir. Et surtout : Je ne sais pas si je vais faire une hypo. La semaine dernière à Lampaul, je suis parti avec un porte bidon sans bidon et des poches vides. Et étrangement, j’ai fini mal. Cette fois, j’ai 2 bidons d’eau sur moi ainsi que 2 bananes et 5 tranches de pain d’épices. Héhéhé, alors petite hypo ? Tu crois que tu vas m’avoir aujourd’hui ? Hein ? J’ai tout prévu cette fois-ci, tralalilala !

     

                   4h15 plus tard, je suis en hypo. Sur mes 32km de parcours et 1500m de D+, j’ai fais 10km sans eau et 8 sans nourriture pour finir. Pour être précis, je finis en hypo de stade 2 (selon une échelle de 4 stades que je viens d’inventer) : Je suis plutôt euphorique, j’ai mal au crane, je ne sais plus si j’ai faim ni si j’ai soif et j’ai envie de dormir. Une hypo semi-agréable en réalité ! Mais ce n’est pas ça que je retiens de la sortie. Dans la première partie où nous étions tous réunis, nous avons été jusqu’à un pic à 1600m d’altitude d’où nous avions une vue magnifique. Pour y parvenir, il fallait grimper dans la neige à l’aide des mains. C’était génial ! Et quand les autres ont fait demi-tour, je me suis promené de sommets en sommets en jouant. Je changeais de vitesse tout le temps, je faisais des glissages sur la neige, je me vautrais dans la boue en riant, je me dézinguais les deux chevilles. La première entorse fut la plus... artistique. Double salto avant carpé de la cheville gauche en terrain descendant. Le jury donnait 8.36, notation un peu modeste selon moi. Et, je ne sais pourquoi, mais quand je me blesse, je n’ai pas de réaction de type « Aïe ! » ou « Bordel de merde fais chier ! » ou autres insultes contre les éléments du relief. Au contraire, dans ces moments-là je suis plutôt flegmatique : « Ah oui voilà, évidemment. », avec un ton très posé. Faut m’imaginer dire ça en roulant par terre dans la boue et en me tenant la cheville. Etait-ce une attaque commanditée par l’hypo ? Je ne saurais dire. Toujours est-il que demain, ça sera vélo !

    « Histoire de course #1 - Le Duathlon de Lampaul (6 Avril 2015)Auvergne 2015 #2 - Breton n'est pas français 2 »

  • Commentaires

    1
    Mardi 14 Avril 2015 à 10:45

    Super spot l'Auvergne pour s'entraîner.

    J'allais tous les ans à Murol au Lac Chambon me préparer, souvent pour des tri montagneux, Embrun ou l'Alpe... Le camping de Murol, au bord du lac pour nager, le tour du Sancy à vélo avec toutes les ascensions possibles... Courir autour du lac, ou ailleurs... De supers souvenirs...

    Profitez bien !!!

    2
    Surfingjakez
    Mardi 14 Avril 2015 à 14:16

    Je t avais pourtant préparé un sac à dos avec un Tupperware de truffa de.... Tu le fais exprès Mon Colinou !

    3
    Mardi 14 Avril 2015 à 23:37

    ET j'avais la ceinture en saucisses.... Inexcusables.... Comment pourrais-je encadrer des jeunes de nouveau avec de telles pratiques....

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :